Salut à toi ami cinéphile !



Tout d'abord, pour expliquer le titre de ce blog à ceux qui ne le savent pas déjà, l'effet phi désigne la sensation visuelle de mouvement provoquée par l'apparition d'images successives en l'absence de mouvement réel. Cette tendance naturelle de l'esprit humain à construire mentalement du mouvement est extrêmement importante au cinéma.

Comme vous l'aurez compris, ce blog vous parlera majoritairement de cinéma, mais avant tout de cinéma en tant que divertissement. Je vous proposerais donc mes critiques de films (sans prétention d'excellence car je ne suis qu'une profane) en espérant que celles-ci pourront vous aiguiller dans vos choix, vous permettront d'éviter de perdre vos soirées avec un film assommant ou vous feront découvrir de véritables petites merveilles!

Si vous avez des films, des séries, des mangas, des courts métrages et autres à me conseiller, si vous avez des critiques ou des conseils à me donner pour me permettre de m'améliorer, n'hésitez pas un instant et faites-le moi savoir!

Maintenant, passons aux choses sérieuses:


Qu'est ce qu'on regarde ce soir?

mardi 31 mai 2011

Piladelphia (1993) ★★★★★



Réalisé par: Jonathan Demme Pays d'origine: Amérique Genre: Drame Durée: 1h59 Casting: Ton Hanks (Andrew Beckett), Denzel Washington (Joe Miller, l'avocat), Antonio Banderas (Miguel Alvarez, le petit ami d'Andrew), Jason Robards (Charles Wheeler), Chandra Wilson ( Miranda Belley dans Grey's Anatomy)

Synopsis (Allociné):
Andrew Beckett, brillant avocat, est appelé à une carrière fulgurante. Adulé par son milieu, rien ne semble pouvoir ralentir son ascension. Mais, le jour où ses associés apprennent qu'Andrew est atteint du sida, ils n'hésitent pas à prétexter une faute professionnelle pour justifier son renvoi. Andrew décide de ne pas se laisser faire et attaque le cabinet pour licenciement abusif.


Mon avis:
Un film magistral qui, malgré quelques transitions bien étranges, frôle la perfection. Au niveau du montage, celui-ci illustre avec une grande précision la peur obsédante de contamination, voire d'épidémie,
en présence d'une personne séropositive et la paranoïa engendrée par les légendes urbaines concernant cette maladie. On y est également témoin du décès social progressif d'Andrew, d'autant plus rejeté et humilié que son état se dégrade.
Les mannifs homophobes que provoque le procès traitant à l'origine du licenciement abusif d'un jeune avocat à cause de sa séropositivité mettent en lumière le fait que le préjugé selon lequel le sida serait une maladie homosexuels est ancré dans la société de l'époque (et qui reste vrai pour certaines personnes cela dit.).

Ce que j'ai tout particulièrement aimé dans ce film c'est cette pudeur face à la mort: alors que la déchéance physique d'Andrew nous est montrée tout au long du film avec une désarmante minutie et est d'ailleurs parfaitement interprétée par Tom Hanks, le décès ou le corps sans vie d'Andrew restera suggérée.

"J'ai une question à te poser. T'accepterais de défendre quelqu'un, si tu pensais sans arrêt: "Je n'veux pas que cette personne me touche, je n'veux même pas qu'il respire en face de moi!" ? "

vendredi 20 mai 2011

Adèle Blanc-Sec (2010) ★☆☆☆☆


Inspiré des albums de Jacques Tardi : "Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec"

Réalisé par: Luc Besson

Pays d'origine: France
Genre: Aventure, Policier
Durée 1H47

Casting: Louis Bourgoin (Adèle Blanc-sec), Gilles Lellouche (Inspecteur Caponi), Mathieu Amalric (Dieuleveut), Jean-Paul Rouve (Justin de Saint Hubert), Nicolas Giraud (Andrej Zborowski)


Synopsis (Allociné):
En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c'est la panique ! Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d'années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l'oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d'autres surprises extraordinaires...

Mon avis:

Adèle Blanc-Sec n'est pas à regarder pour la puissance de son scénario quelque peu grand-guignolesque, ni même pour la prestation des acteurs: que cela soit fait exprès ou non, le jeu reste généralement pesant, Louise Bourgoin, bien que talentueuse lorsqu'elle présentait la météo dans le grand journal sur Canal +, sur-joue le caractère agacé et lassé de son personnage réputé pour son humour caustique. Je me demande d'autre part pourquoi Jean-Paul Rouve a joué un rôle dans cette production.
A mon sens, le seul intérêt qu'on pourrait trouver à ce film réside dans son atmosphère légère, étrange, quasi-féérique (décors et costumes) parfaitement mise en valeur par une bande originale signée Eric Serra.

Personnellement, je ne vous conseille pas ce film si vous avez plus de 12 ans.

mercredi 18 mai 2011

Fight Club (1999) ★★★★★




Adaptation de roman éponyme de Chuck Palahnuiuk


Réalisé par : David Fincher

Pays d'origine: Amérique

Genre: Thriller, Drame - Interdit aux moins de 16 ans

Durée 2H15

Casting: Brad Pitt (Tyler Durden), Edward Norton (le narrateur), Helena Bonham Carter (Marga Singer), Jared Leto (le blond qui se fait défigurer par le narrateur)

Synopsis:

Le narrateur et personnage principal est un jeune cadre célibataire, dont on ne connaitra jamais le nom durant le film, menant une existence de véritable vieux garçon: il vit seul, travaille seul, dort seul, mange ses plateaux-repas individuels en tête à tête avec lui-même...En plus de vivre dans un isolement social extrême, notre jeune technicien de rappel en usine souffre d'insomnies chroniques qui le mènent à confondre rêve et réalité. Dans un premier temps, il trouve son salut dans des thérapies de groupes pour cancéreux ou autres maladies incurables où il rencontre des êtres tous plus ravagés et déprimés les uns que les autres. C'est en se faisant passer pour l'un d'entre eux qu'il s'abandonne, dans un total oubli de lui-même, et réussit à trouver le sommeil le soir venu. Pourtant, avec la rencontre d'un certain Tyler Durden, une sorte d'anarchiste producteur de savon oscillant entre gourou et philosophe qui prône l'anticonsummérisme et l'autodestruction pour l'élévation de l'âme au retour d'un voyage d'affaire, sa vie va rapidement prendre un nouveau tournant. Notre anti-héro devient membre du Fight Club.


"La première règle du Fight Club est: Il est interdit de parler du Fight Club."

Mon avis:
Fight Club fait partie de mes films préférés et est probablement l'un des meilleurs films réalisés par David Fincher, auquel on doit également Se7ven, L'Étrange Histoire de Benjamin Button, ou plus récemment, The Social Network. J'aime tout particulièrement ce film pour son scénario complexe qui, dans une atmosphère toujours plus sombre, nous tire violemment de notre petit cocon tissé par la société de consommation et nous entraine avec poigne vers des endroit sinistre,poussiéreux et délabrés, empestant la moisissure, la sueur rance et le sang, cristallisant la déchéance humaine et nos instincts primaires. La bande originale aux sonorités psychédéliques et survoltées signée par The Dust Brothers ainsi que d'autres chansons judicieusement placées comme "Goin' out West" de Tom Waits ou "Where is my Mind" de The Pixies, subliment parfaitement les thèmes principaux du film: schizophrénie, violence, rébellion à tendances anarchistes, élévation de l'esprit etc.
Entre le cynisme prodigieux du narrateur, les théories et revendications d'un Tyler Derden s'élevant au rang de chef d'une quasi-secte de révolutionnaires et la fascination malsaine de Marla Singer à l'égard de la mort, Fight Club a de quoi en faire jubiler plus d'un! Saluons d'ailleurs le jeu d'Edward Norton, Brad Pitt et Helena Bonham Carter ainsi que tous les autres acteurs de génie ayant contribué à faire de ce film un véritable chef d'œuvre.

Fight Club est un film passionnant, surprenant, divertissant, qui nous interpelle et nous pousse à nous interroger sur la société actuelle. Devenu un grand classique du cinéma (du moins chez les jeunes), il fait partie des films à voir sans plus attendre!


A savoir:
Fight Club a été un échec au Box Office Américain.

Héléna Bonham Carter a obtenu l'Empire Award de la meilleure actrice britannique pour le rôle de Marla Singer en 2000.

Le personnage de Tyler Durden est progressivement introduit dans l'histoire par le biais d'images subliminales

Fight Club comporte quelques faux raccords flagrants: vous pouvez voir les marques de transpirations sur le T-shirt d'Edward Norton dans la scène du commissariat changer et ce quasiment à chaque plan.

Dans la scène où le narrateur se bat contre Tyler et tombe dans les escaliers, un arrêt sur image vous permettra de découvrir le visage de la doublure d'Edward Norton!

De véritables Fight Clubs existent: à New York, ceux-ci sont les repères des hipsters et autres gens de la mode en mal d'adrénaline. (Si vous voulez mon avis, ils ont surtout trouver une bonne excuse pour s'autoriser à se prendre pour des demi-dieux et un bon moyen de flatter leurs égos surdimensionnés et se faisant passer pour des badboys.)
Pour lire l'article qui en parle, c'est par ici:
Fight Club, version fashion